Psylocke – Kotobukiya (Nymphea)
28 août 2010 – 16 h 25 min | 4 Commentaires

Et voilà, une nouvelle participation de Nymphea, avec une autre figurine de la gamme Shunya Yamashita/X-Men. Cette vois-ci, voici Psylocke !

Psylocke (Shunya Yamashita / X-Men) – Kotobukiya

[*] Le regard fait un peu trop "merlan frit"
[*] …

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« Ni d’Êve, ni d’Adam », Amélie Nothomb

Déposé par Leonia dans 15 décembre 2009 – 11 h 28 minUn commentaire

"Ni d'Êve, ni d'Adam", Amélie Nothomb

J'ai du réaliser un devoir, en "Etude des Genres : Le Roman". Il fallait prendre un livre récent, et en faire une explication. Il n'y avait pas de réelle lignes directrices, donc j'ai décidé de partir sur le Japon. Voici ma composition (pas fameuse probablement).

Références : Amélie Nothomb, Ni d'Êve ni d'Adam aux éditions Livre de poche.

« Le roman, cette création latérale au monde d'un autre monde », Jacques Laurent, Entretien avec Bernard Pivot – Novembre 1977. Si initialement, le roman faisait référence à la langue populaire parlée en France, désormais voici la définition que l'on pourrait lui donner (bien qu'il soit délicat d'en donner des limites) : Le roman est un long récit, souvent en prose, souvent fictif (quoi qu'il peut parfois être biographique ou autobiographique), qui se distingue de la nouvelle, et qui offre aux lecteurs des aventures, des représentations des mœurs d'une époque, ou encore des analyses des personnages.  Amélie Nothomb est un auteur assez prolifique, qui, dans Ni d'Eve ni d'Adam, nous peint son parcours lors de son retour au Japon, où elle est née et a passé les cinq premières années de sa vie. Toutefois, on ne peut savoir si cet ouvrage est entièrement autobiographique, ou si l'auteur ne s'est pas inspirée de sa propre vie, tout en se laissant aller à la fiction romancière.    

« Le Japon s'est mit tout au bout pour ne pas déranger » Sylvain Tesson, Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages (2008). 

Dans un sens, c'est l'une des leçons de vie que nous apporte l'ouvrage d'Amélie Nothomb. Peut-être n'est-il pas autobiographique, peut-être que certains éléments ont été rajoutés, modifiés, supprimés, et ce malgré l'utilisation de la première personne du singulier, qui nous plonge dans les abysses d'une narration intime. Peut-être qu'elle n'a pas vraiment rencontré Rinri dans un café d'Omote-Sando, peut-être que l'extravagance d'Amy est exagérée, peut-être qu’elle ne croit pas vraiment être un zarathoustra (qui fait référence au poème philosophique de Friedrich Nietzsche, Also sprach Zarathustra qui a été traduit par Ainsi parla le Zarathoustra), peut-être n’a-t-elle pas vraiment parlé de bières belges quand elle a du jouer le rôle du conversateur lors du repas entre amis organisé chez les parents de Rinri, peut-être le poulpe n’a pas réellement saisi sa langue sur l’île de Sado, ou peut-être n’a-t-elle pas fuit le Japon et son fiancé de la sorte. Autant d’éléments qui font que l’on pourrait douter, peut-être, des aventures qui nous sont narrés dans ce livre.  

Néanmoins, on retrouve dans Ni d’Eve ni d’Adam, une véritable description de la culture japonaise, de sa civilisation et de ses paysages. Cela peut sembler tellement réel (et plus encore si l’on connait un peu l’attitude des japonais), qu’il est difficile de croire que tout aurait été modifié, supprimé ou ajouté. Comment imaginer qu’elle n’a pas gravit le Mont Fuji quand on lit cet extrait : 

« Mon cœur commença à battre très fort. Aucun nuage dans le ciel d’été. Derrière nous, l’abîme du volcan mort. Soudain, un fragment rouge apparut à l’horizon. Un frémissement parcourut l’assemblée muette. Ensuite, à une vitesse qui n‘excluait pas la majesté, le disque entier sortit du néant et surplomba la plaine. Alors, se produisit un phénomène dont le souvenir n’a pas fini de me bouleverser ; des centaines de poitrines réunies là, dont la mienne, s’éleva une clameur :
- Banzaï !
Ce cri était une litote : dix milles ans n’auraient pas suffi à exprimer le sentiment d’éternité japonaise suscité par ce spectacle ». 

Comment croire, qu’elle a pu inventer des propos, comme ceux concernant la signification du koi japonais, « Ce que j’éprouvais pour ce garçon manquait de nom en français moderne, mais pas en japonais, où le terme koi convenait. Koi, en français classique, peut se traduire par goût. J’avais du goût pour lui. Il était mon koibito, celui avec lequel je partageais le koi : sa compagnie était à mon goût. ». Il en est de même pour l’explication qu’Amy lui donne à propos du terme asobu qu’Amélie avait traduit par jouer, lors des premières rencontres avec Rinri « Le verbe asobu n’a pas le même sens que le verbe to play. En japonais, dès qu’on ne travaille pas, ça s’appelle asobu.».  

Et pour l’instant, on ne parle que du vocabulaire. Car Amélie nous en apprend beaucoup sur le comportement, mais aussi sur l’éducation japonaise, et l’on retrouve de nombreux exemples à travers l’ouvrage. Pour commencer, on apprend que généralement, ce sont les enfants qui prennent soin de leurs parents, une fois que ceux-ci ont arrêté de travailler, et que la plupart du temps, ils deviennent séniles car ils n’ont connu que le travail acharné : «Je me renseignais et j’appris qu’au Japon, de tels phénomènes étaient courants. Dans ce pays où les gens doivent se tenir bien toute leur vie, il arrive souvent qu’ils craquent au seuil de la vieillesse et se permettent les comportements les plus insensés, ce qui n’empêche pas leurs familles de les prendre en charge, conformément à la tradition. ». On apprend aussi que les japonais ont un grand sens du respect, et Amélie le voit quand elle va à une exposition (elle en vient même à dire que même si elle devenait une artiste sans talent, elle viendrait exposer au Japon pour leur attention). De plus, elle en vient à faire une critique de l’éducation, qui met les jeunes enfants, dès leur plus jeune âge au pied du mur, car ils jouent leur avenir sur un examen (et ce dernier peut les complexer en cas d’échec) « A cinq ans, comme les autres enfants, j’ai passé les tests pour entrer dans l’une de meilleures écoles primaires. Si j’avais réussi, j’aurai pu, un jour, aller dans l’une des meilleures universités. A cinq ans, je le savais. Mais je n’ai pas réussi. […] A cinq ans, j’ai su que je n’étais pas assez intelligent. », mais aussi que l’instruction de la langue est tellement stricte qu’elle comprend pourquoi les japonais n’excellent pas forcément dans les langues étrangères, comme le montre l’extrait suivant : 

« On ne pose pas de questions au Sensei, me gronda le maître.
- Mais, et si je ne comprends pas ?
- On comprend ! »  

D’autres détails attirent son attention, comme lors de sa visite à la célèbre ville de Hiroshima « Le choc atomique avait-il ralentit le temps ? Les constructions modernes ne manquaient pas, les gens étaient habillés normalement, les véhicules ne différaient pas de celui du Japon entier. C’est comme si, ici, les êtres vivaient plus fort qu’ailleurs. Habiter une ville dont le nom signifiait, pour la planète entière, la mort avait exalté en eux la fibre vivante […] En me promenant dans les rues de cette ville de province, je pensai que la dignité japonaise trouvait ici son illustration la plus frappante. Rien, absolument rien, ne suggérait une ville martyre.» On voit clairement, notamment dans les deux dernières phrases, qu’elle montre une comparaison flagrante entre ce peuple très respectueux et digne, et les autres. Comme si, pour elle, les autres pays auraient déjà transformé cette ville en un lieu de profit, plutôt que de recueillement. On apprend aussi, qu’au Japon, une fille portant une robe ou une jupe courte, et ayant des jambes blanches (comme c’était vraisemblablement le cas d’Amélie) se doit d’avoir des collants noirs, qu’importe  la température qu’il puisse faire. Mais ce qui peut sembler le plus surprenant, et qui montre véritablement le caractère japonais, se trouve dans les deux phrases suivantes : « Les gens s’installaient dans de vastes salles confortables, la séance commençait, bandes-annonces, publicités, d’aucuns se rendaient aux toilettes, mais pour garder leur place laissaient ostensiblement leur portefeuille sur leur siège. Je suppose qu’à leur retour, il ne manquait pas un yen.»  

Finalement, Ni d’Eve ni d’Adam est un roman, puisqu’il s’agit d’un long récit, dans lequel des personnages sont mis en scènes, qui nous narrent avec attention, la vie d’une jeune fille au Japon. Elle y fait des rencontres, y apprend des choses, et puis finalement s’enfuit. Mais cet apprentissage, ce voyage initiatique, nous est raconté avec simplicité et véracité par un narrateur qui n’est autre que l’auteur. Alors peut-être qu’il ne s’agit pas d’une vérité vraie, toutefois, il faut l’admettre, que son récit parait véritablement plausible. C’est finalement une rencontre qui nous est présentée, avec la confrontation des civilisations.  

« Une rencontre n’est que le commencement d’une séparation », Proverbe Japonais.

Ni d'Êve ni d'Adam - Wallpapers

Wallpapers utilisé pour l'en-tête : 1280 x 800

Un commentaire »

  • kyn dit :

    c’est bien ce genre de devoir dont j’étais incapable de faire à l’école …
    me fallait genre 5 lignes pour m’exprimer tandis que d’autres remplissaient des pages et des pages :)

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